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Une semaine en Slovénie

Jeudi 22 mai 2019, nous partons pour l’aéroport de Bruxelles-Charleroi. Nous envolons avec la compagnie Wizz Air vers Ljubljana. Lj… quoi ? Ljubljana, la capitale de la Slovénie ! Le pays n’est pas forcément l’un des plus touristiques, mais j’avais déjà eu un coup de cœur pour cette ville grâce à un blog, quelques années auparavant. Puis, en faisant des recherches de destinations pour les vacances en début d’année, j’en ai découvert davantage sur le pays et ses incontournables, et j’ai facilement convaincu mon chéri de ce choix.

La Slovénie offre une belle diversité de paysages, le tout sur une petite superficie ! Ljubljana est située au centre du pays : c’est l’endroit idéal pour partir à la découverte des beautés slovènes.

Nos deux billets aller-retour nous sont revenus à moins de 75€. Nous n’avons pas pris de bagage à enregistrer : nous sommes partis avec un sac à dos chacun.

Jour 1 : arrivée à Ljubljana

Nous avons décollé de Belgique à 16h40 pour une arrivée prévue en Slovénie à 18h20. L’aéroport de Ljubljana semble entouré de montagnes. Je suis enthousiaste quant à ce qui nous attend, malgré le temps maussade. Nous avons passé notre première soirée et nuit dans la ville, nous y reviendrons à la fin de notre séjour.

Jour 2 :

Jeudi 23 mai, nous quittons notre chambre et nous dirigeons vers l’agence de location Europcar (15 Miklosiceva cesta). Une fois les formalités réglées, nous nous rendons au parking indiqué pour récupérer notre voiture, une Seat. C’est une première pour nous : nous n’avons encore jamais loué de voiture ! Après quelques tâtonnements pour comprendre comment la démarrer – et un petit aller-retour à l’agence à cause du ticket de sortie du parking qui ne fonctionnait pas – nous voilà enfin en route !

Dès la sortie de Ljubljana, puis sur l’autoroute, nous tombons sous le charme du paysage. Il y a des montagnes tout autour de nous et la route qui traverse de jolis villages et des cours d’eau.

La petite église perchée en haut de la colline

Nous prenons d’abord la direction d’un petit village (Jamnik), plus ou moins sur la route pour aller à Bled. Cela fait tout de même un petit détour car, même si la distance paraît courte sur la carte, l’endroit est perché sur les hauteurs. Il faut donc monter encore et encore pour y accéder. La route, étroite et sinueuse, demande de la prudence.

Arrivés à destination, nous faisons demi-tour et nous garons près du sentier qui mène à la petite église. C’est en voyant une photo de celle-ci, avec la vue incroyable qui l’entoure, que j’ai eu envie de venir ici – et nous ne sommes pas déçus ! Pour une première escapade dans le pays, nous sommes complètement conquis.

A la découverte du lac de Bled…

Nous prenons ensuite la route pour Bled, l’un des incontournables de la Slovénie. L’arrivée en ville est un peu décevante, avec ses bus de touristes et ses restaurants alignés le long de la route. L’endroit est effectivement très prisé pour le célèbre lac de Bled et son île, surmontée de l’église Sainte-Marie de l’Assomption avec son grand escalier. On y trouve aussi, perché sur une falaise dominant le lac à 130 mètres de hauteur, un château du XIème siècle.

La ville de Bled est également connue pour ses établissements thermaux, la Slovénie en compte plus d’une dizaine. La tradition thermale y est ancienne, puisque l’on retrouve des traces de bains dès l’époque romaine. Nous n’avons pas tenté l’expérience mais je pense que cela doit être vraiment à faire en hiver.

Après quelques tours au hasard des rues, nous revenons sur nos pas pour nous garer sur l’un des parkings payants de la ville (1€ de l’heure en 2019). Difficile d’estimer combien de temps nous resterons sur place, mais le timing choisi s’est finalement révélé parfait. Après avoir pris deux petits sandwichs (nous savions que ce n’était pas l’endroit idéal pour tester un bon restaurant), nous commençons notre balade au bord du lac de Bled.

La colline d’Ojstrica

J’avais d’abord prévu d’en faire le tour complet, en environ 1h30 pour 6 km d’après mes lectures sur internet. Mais j’ai finalement opté pour l’ascension vers Ojstrica lorsque nous avons aperçu le panneau indiquant sa direction. Il faut ensuite suivre le sentier numéro 6, marqué en rouge.

La montée était plutôt… difficile ! Mais nos efforts ont été largement récompensés : les points de vue en hauteur sur le lac sont superbes. À cette altitude, la vue est tout simplement imprenable. L’environnement, au pied des Alpes juliennes, est idyllique.

Un premier arrêt, avec un banc, nous a permis de souffler après l’escalier de près de 90 marches. Mais il faut continuer encore cinq minutes pour atteindre un second point de vue, plus dégagé que le premier, avec plusieurs bancs. Le trajet jusqu’à cet endroit ne prend pas vraiment 20 minutes comme indiqué en bas, mais un peu plus — ou alors c’est juste que la montée m’a paru interminable !

Nous avons ensuite fait demi-tour, même s’il est possible de poursuivre la randonnée. De retour au bord du lac, nous avons hésité à en faire le tour complet comme prévu, puis avons préféré revenir sur nos pas. Une pause gourmande s’imposait : nous avons goûté au fameux gâteau de Bled, le Kremšnita, une spécialité locale. Nous avons pris une part pour deux, et cela suffisait largement. C’était bon, mais pas exceptionnel non plus… Une alternance de crème fouettée et de flan, entre deux couches de pâte feuilletée, le tout saupoudré de sucre glace.

… puis direction Radovljica

Nous regagnons sans trop tarder la voiture et roulons jusqu’à Radovljica, située à moins de 10 km, où nous passerons la nuit. J’aurais aimé enchaîner avec les gorges de Vintgar pour poursuivre jusqu’au lac de Bohinj le lendemain, mais le temps nous manque. Nous avons réservé une chambre double avec balcon et petit-déjeuner inclus au Guesthouse and Restaurant Kunstelj, au 9 Gorenjska cesta, pour 84 €. Le cadre est superbe, avec un joli jardin d’été et une vue dégagée sur la vallée verdoyante de la Save (affluent de la rive droite du Danube) ainsi que sur les sommets des Alpes Juliennes, dont le Triglav, point culminant du massif.

Nous faisons ensuite un petit tour dans le village médiéval, situé à quelques minutes à pied de notre hébergement. Le centre historique est ancien : certaines maisons dateraient des XVème et XVIème siècles. La place centrale, Linhartov trg, a beaucoup de charme. Il faut prendre le temps d’admirer les façades colorées, les détails architecturaux et toutes les petites curiosités. L’un des bâtiments est le château de la ville, un autre abrite le musée de la ville.

Un peu plus loin, nous découvrons une statue en bronze représentant le Dr Cene Avguštin, ainsi qu’un bâtiment qui semble être une école de musique. Nous nous dirigeons vers la petite église, dont nous pouvons admirer l’intérieur. Puis une ruelle nous mène vers un nouveau point de vue sur le paysage environnant.

À Radovljica, il est notamment possible de visiter le musée de l’apiculture, ainsi que l’atelier Lectar, la maison et le musée du pain d’épices. La tradition de la fabrication des « lect » remonte au XIVème siècle et constitue l’une des plus anciennes de Slovénie. Il s’agit d’une variante du pain d’épices, richement décorée et généralement en forme de cœur.

Restaurant Kunstelj

Le soir, nous dînons au restaurant de l’auberge. la cuisine est faite maison et les produits du potager se retrouvent directement dans les assiettes. L’établissement, une auberge du XIXème siècle, est dirigé par la quatrième génération de la famille, qui s’efforce de préserver la tradition de la cuisine slovène. Nous prenons deux plats principaux et deux desserts pour 35 €. Pour Monsieur, un plat à base de truite ; pour moi, un plat végétarien composé de dumplings aux asperges. C’était très bon.

Nous ne le savions pas, mais le lieu est également connu pour avoir accueilli très souvent l’ancien président yougoslave, Josip Broz Tito. Nous étions justement installés dans la salle du restaurant qu’il préférait (ce qui n’était pas mon cas !), comme nous avons pu le voir sur les photos affichées. Le restaurant propose en effet plusieurs salles, chacune avec une ambiance différente.

Avant de nous endormir, en faisant le point sur le programme du lendemain, nous prenons la décision de retirer le lac de Bohinj de notre itinéraire. Un petit regret pour moi, car ce lac est beaucoup plus sauvage. Cela m’aurait sans doute beaucoup plu, mais il faut parfois faire des choix.

Jour 3 : les gorges de Vintgar

Après une bonne nuit de sommeil, nous prenons un copieux petit déjeuner. Un buffet est proposé avec du pain, des céréales, du yaourt, des boissons chaudes et froides, ainsi que des viennoiseries et petites pâtisseries ou biscuits auxquels je goûte avec délice !

Nous quittons Radovljica pour rejoindre les gorges de Vintgar, situées dans le parc national du Triglav, où s’écoule la rivière Radovna. Creusées entre les falaises abruptes des collines, elles ont été découvertes en 1891 et ouvertes au public deux ans plus tard.

L’endroit est assez touristique : les gorges de Vintgar font partie des plus beaux paysages naturels de Slovénie. Allez-y de préférence, tôt le matin ou en fin de journée, surtout en juillet / août. Le chemin est identique pour l’aller et le retour. Le parking, tout comme l’accès au site, est payant (10€ par personne en 2019 et 5€ pour le parking). Mais si l’on oublie ces « détails » désagréables, la promenade sur les ponts et passerelles en bois est agréable. Le cadre est très vert, et l’aller retour prend environ 1h30.

Le chemin s’achève sur l’imposante cascade Šum, d’une belle hauteur. Selon la saison et l’heure, le soleil ne sera pas encore arrivé entre les gorges, très profondes. Nous avons eu la chance d’avoir du beau temps et d’admirer la couleur de l’eau ainsi des arcs-en-ciel au-dessus des cascades : magnifique !

Je vous conseille de coupler cette visite avec celle du lac de Bled, situé à seulement 5km.

Il est midi lorsque nous retrouvons la voiture. Nous prenons cette fois la direction de Piran, à l’autre bout du pays, bien qu’à seulement 1h30/2h de route. Je ne sais pas s’il existe des péages en Slovénie, mais nous n’avons, pour notre part, jamais eu à en emprunter durant nos déplacements.

Piran se trouve en Istrie, entre l’Italie et la Croatie, au bord de la mer Adriatique. Elle est réputée pour être la perle de la côte adriatique en Slovénie. L’Istrie slovène ne s’étend que sur 47 km de littoral. Parmi les autres villes importantes, on retrouve Koper, Portorož et Izola, ainsi que les salines de Strunjan et de Sečovlje.

J’avais envisagé de faire un petit détour pour découvrir le château de Predjama datant du XIIIème siècle – bâti à l’intérieur d’une cavité rocheuse haute de 123 mètres. Ainsi que pour visiter quelques grottes, mais nous manquerons finalement de temps. Nous préférons profiter pleinement de notre après-midi à Piran, le temps étant idéal.

Les grottes font partie des incontournables du pays : la Slovénie en compterait plus de 8 000 ! Les grottes de Postojna sont particulièrement impressionnantes par leurs dimensions. Elles sont les plus visitées d’Europe et un petit train souterrain y circule depuis 1872. Quant aux grottes de Škocjan, elles abritent la plus grande zone humide souterraine du monde. Elles sont, à ce titre, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Piran

Nous arrivons donc à Piran en début d’après-midi. Nous nous garons au parking Arze, situé en hauteur, les voitures étant interdites dans le centre-ville. Nous descendons ensuite à pied jusqu’à notre logement avec vue sur la mer, situé à Prvomajski trg. Nous l’avons réservé sur Airbnb pour 82,28 € la nuit.

Après nous être installés, nous mangeons enfin un petit quelque chose en terrasse avant de partir à la découverte de la ville, en commençant par la place Tartini. Entourée de bâtiments colorés à l’architecture vénitienne, c’est la plus grande place de la ville. En son centre se trouve le monument dédié à Giuseppe Tartini, compositeur et violoniste natif de Piran. Autour de la place se dressent également sa maison natale, l’église Saint-Pierre, l’hôtel de ville, le palais de justice et la « Benečanka ». C’est une maison du XVème siècle, bel exemple de l’architecture vénitienne gothique.

Nous longeons ensuite le petit port…

On emprunte la rue Gortanova afin de rejoindre les portes et les remparts, datant du XVème siècle (l’accès est à 2€). Au détour d’une rue, je tombe sur un joli point de vue que je m’empresse d’immortaliser. Nous poursuivons ensuite vers le baptistère, l’église Saint-Georges – église catholique romaine – et le clocher indépendant. Il est visible depuis la plupart des points de vue de Piran et comparable au campanile de la place Saint-Marc à Venise. Il faut compter 2 € pour gravir les marches et profiter du panorama sur la ville. N’hésitez pas non plus à accéder à la terrasse située derrière, qui offre elle aussi une très belle vue.

Nous longeons le bord de mer jusqu’au phare, à la pointe. Puis, après une petite glace, nous revenons par l’autre côté en direction du port. Le long de la promenade, on trouve de nombreux cafés et restaurants. Nous faisons ensuite le tour de la place Tartini afin d’observer les façades et les boutiques. On y trouve notamment l’office de tourisme et la boutique de sel de Piran.

Nous terminons notre promenade en nous aventurant à droite et à gauche, au hasard des rues. C’est d’ailleurs ainsi que nous découvrons le cloître franciscain du monastère des Frères mineurs que je souhaitais voir, situé près de l’église Saint-François du début du XIVème siècle. Colonnes et arcades de style Renaissance, puits, statues… un véritable havre de paix et de calme. Nous rejoignons ensuite Trg 1. maja, la place du 1er mai, où se situe l’entrée de notre logement. Elle possède un certain charme, notamment grâce à ses statues.

Restaurant Pirat

Après un temps de repos, nous ressortons dîner. Le soleil se couche et offre une vue magnifique sur le port. Nous choisissons le restaurant Pirat, bien noté sur TripAdvisor, et nous nous installons sur la terrasse extérieure. Le menu est traduit en plusieurs langues, ce qui nous facilite la tâche.

Je choisis le seul plat végétarien proposé, des pâtes à la truffe – une découverte pour moi. Monsieur opte pour une assiette de grosses crevettes accompagnées de pommes de terre frites. En dessert, nous partageons une crème à la pistache. Nous gardons une très bonne image de ce restaurant. La serveuse qui s’est occupée de nous était très sympathique et les prix étaient très abordables. Nous avons payé moins de 35 € pour deux plats, deux boissons et un dessert à partager.

Après un dernier petit tour à pied en soirée, nous rentrons à l’appartement pour une bonne nuit de sommeil. Une journée sur place suffit selon moi pour découvrir les lieux, et nous sommes ravis de cette après-midi ensoleillée. Les petites places pleines de charme, les couleurs, les ruelles étroites et l’architecture nous ont donné l’impression d’être en Italie le temps d’une après-midi !

Jours 4 et 5 : Ljubljana

Nous passons nos journées du samedi 25 et dimanche 26 dans la capitale de la Slovénie Ljubljana, dont je vous parlerai dans un prochain article. 😉

Nous rejoignons la station d’autobus et prenons le bus 28 qui nous emmène à l’aéroport, situé à Brnik exactement, à environ 25km de là. Départ à 18h55 pour un retour prévu à Charleroi à 20h40.

Je garde de très bons souvenirs de ce voyage en Slovénie, mis à part notre après-midi pluvieuse à Ljubljana. En tout cas, je conseille vivement cette destination, notamment aux amateurs de nature. Des montagnes, des lacs, des rivières et des forêts, des vignobles, des grottes immenses, des salines, des châteaux et la mer : le tout sur une petite superficie.

À titre de comparaison, la Slovénie est un pays plus petit que la région des Hauts-de-France, où nous habitons. Il est donc très facile de se déplacer et changer de paysages en peu de temps. Cela nous a permis de ne pas visiter uniquement une capitale, comme nous le faisons souvent, mais de découvrir aussi d’autres beaux endroits du pays.

Bref, allez découvrir la Slovénie !

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