Couverture du livre No impact man de Colin Beavan.
Lecture

Livre « No impact man » (adapté en documentaire)

Colin Beavan est un auteur, journaliste et blogueur américain, concerné par les problèmes environnementaux. Son livre « No impact man » relate son défi : pendant un an, vivre avec sa famille en réduisant au maximum son impact sur la planète. Et cela, en plein coeur de Manhattan ! Il a poussé le défi au maximum et nous fait part de son cheminement pour modifier son quotidien et ses habitudes. Un changement de vie raconté avec humour, une expérience à lire. Une belle réflexion sur notre mode de vie et de consommation et ses effets néfastes.

Extraits du livre

« Dans un premier temps, nous cesserions de produire des déchets, de remplir nos poubelles d’articles jetables, d’emballages, etc. Dans un second temps, nous n’emprunterions plus que des moyens de transport non générateurs de carbone. Nous reverrions ensuite notre régime alimentaire dans l’optique de minimiser son incidence sur l’environnement. Puis, progressivement, nous modifierons nos habitudes en matière d’achats, de chauffage, de consommation d’eau et d’électricité, ainsi que de tâches ménagères polluantes. »

« Il est facile de parler de développement durable, mais c’est une autre paire de manches d’avoir un comportement éco-responsable. »

« Si l’on mettait la survie de la planète et l’égoïsme humain sur un ring, la planète perdrait à tout les coups. En réalité, ce qu’il faut mettre dans la balance, ce sont d’un côté nos habitudes et nos pratiques d’hier, périmées pour l’espèce humaine, et de l’autre des habitudes et des pratiques nouvelles, adaptées au contexte actuel. »

« Les psychologues positifs ont constaté que l’acquisition d’un nouveau téléphone portable, d’une voiture ou d’une maison ne nous procure qu’une bouffée de plaisir éphémère. Pour atteindre de nouveau ce pic de bonheur, il nous faut un autre shoot, un autre mobile, une autre bagnole. C’est ce mode de recherche de plaisir qu’ils ont nommé le « manège hédoniste ». La vie des gens les plus heureux, ont découvert les psys, n’est pas régie par ce cycle infernal. Les gens heureux n’ont pas constamment besoin de nouveaux trucs. Les gens les plus satisfaits de leur vie sont ceux qui entretiennent de forts liens sociaux, trouvent une signification dans leur activité professionnelle, exercent leurs talents et aspirent à un but supérieur. En d’autres termes, les psychologues positifs ont confirmé scientifiquement ce que les partisans de la vie simple professent de manière anecdotique depuis si longtemps : si nous accordions moins d’importance aux acquisitions, nos existences seraient plus riches, plus gratifiantes, les ressources mieux gérées, la planète et ses habitants seraient plus heureux. »

« (…) ma grand-mère pliait soigneusement ses sacs en papier pour les réutiliser la prochaine fois qu’elle irait faire des courses ou pour emballer ses ordures. Si je laissais la lumière allumée dans les toilettes, ils m’obligeaient à remonter pour l’éteindre. Ils m’ont appris à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre et à ne rien jeter par terre. Chez eux, les radiateurs étaient toujours au plus bas ; ils portaient des pulls. […] ils n’aimaient pas le gaspillage. Et quand j’étais gamin, ils ont tenté de m’inculquer ces principes. (…) Leurs exhortations à ne pas gaspiller recelaient quelque chose de plus profond. Elles traduisaient cette idée fondamentale pour eux, que l’on ne doit pas considérer comme un dû ce que la nature nous a donné. Mes grands parents – (…) – n’avaient pas en horreur le gaspillage par philosophie environnementaliste, mais simplement parce qu’ils étaient respectueux de la vie et reconnaissants des bienfaits de la nature. »

« (…) les gens heureux prennent le temps d’apprécier ce qu’ils ont et de savourer leur expérience. (…) ils privilégient l’instant présent, quel qu’il soit, et y trouvent de l’intérêt. »

« En fait, il est parfois plus important de savoir d’où proviennent nos déchets que de se soucier de l’endroit où ils finissent »

« J’hésite à citer cette phrase de Gandhi, parce qu’on la cite si souvent qu’elle est un peu galvaudée, mais tant pis : « Sois le changement que tu désires voir en ce monde. »

« Une alimentation simple et saine, comme elle n’aurait jamais dû cesser de l’être »

« Mais ou trouves-tu le temps de cuisiner, de faire des courses, de préparer du yaourt, du pain et de la choucroute ? me demande-t-on ? Eh bien, pour commencer, je n’ai plus la télé. (…) »

« Je glandouillais sur le canapé. Michelle venait de rentrer. Isabella faisait la sieste. Michelle s’est assise à côté de moi. Pendant un moment, nous nous sommes demandé ce que nous allions bien pouvoir faire pour nous occuper. Puis nous avons trouvé. La meilleure chose qui soit pour combler le créneau autrefois occupé par la télé. Je n’en dirai pas davantage, si ce n’est que certains de mes copains mènent campagne, depuis ce jour-là, auprès de leur femme pour qu’elles acceptent de se séparer de la télé. »

« Je crie haut et fort que notre matérialisme nuit à la planète et à notre bonheur. »

« Si nous faisons tous des efforts, chacun à notre niveau, même si certaines de nos initiatives ne servent à rien, peut-être que sur le lot, il y en aura quelques-uns, ou quelques milliers, qui porteront leurs fruits. Et quel que soit son résultat, notre démarche montrera l’exemple à des milliers de personnes »

« On ne sait jamais d’où part une réaction en chaîne. C’est pour ça que nous devons tous faire des efforts, chacun à notre manière. Qui sait, peut-être que ça partira de toi. »

« La vérité, c’est que nous nous sommes rendu compte que nous pouvions vivre confortablement en consommant beaucoup moins. »

« Quand je rendrai mon dernier souffle, regretterai-je de ne pas avoir possédé plus de choses ? Je n’en regretterai qu’une seule, je crois. De n’avoir su mieux aimer. D’avoir été trop obsédé par le matériel et la réussite. La vie est courte. »

« Cessons d’attendre que le système change, et gardons bien à l’esprit que chaque décision que nous prenons au sein de notre famille ou dans le cadre de notre activité professionnelle représente « le système ».

« (…) nous donner chaque jour des leçons d’amour, d’ouverture d’esprit, d’adaptabilité et de pardon. »

Découvrez mes autres lectures !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *