Livre il est grand temps de rallumer les étoiles de Virginie Grimaldi
Lecture

Il est grand temps de rallumer les étoiles

C’est l’histoire attachante de trois personnages : Anna et ses filles Chloé, 17 ans, Lily, 12 ans. Elles vivent ensemble mais ne font que se croiser, entre les études et les devoirs, les difficultés de l’adolescence, le travail dans la restauration de la maman, son licenciement, son épuisement, la déprime et les difficultés. Elles s’éloignent, en souffrent et un fossé les séparent petit à petit, jusqu’au jour où… La mère de famille fait le choix de partir, quitter quelques temps sa routine pour vivre une aventure avec ses adolescentes : un voyage !

L’histoire est racontée par chacune d’entre elles, à tour de rôle, ce qui permet d’avoir le point de vue et les pensées de chacune. Des moments drôles et touchants, même si tout n’est pas rose et que le voyage ne résout pas tout les problèmes. Ce road-trip leur est toutefois bénéfique. Apprendre à se connaître les unes les autres, découvrir ses qualités, ses faiblesses, se rapprocher, partager « des fous rires, des discussions, des nuits, des découvertes, des frayeurs ». Et puis se rappeler de l’essentiel et « rallumer les étoiles » ! Une belle aventure humaine, une leçon de vie, qui ne peut que donner envie de voyager et découvrir les pays scandinaves.

« Il est grand temps de rallumer les étoiles » est un livre de Virginie Grimaldi, écrivaine française qui connaît un grand succès avec ses romans. Petit clin d’oeil pour toi Pauline, merci pour le livre, j’ai vraiment apprécié ! Et merci à vous Sophie et Alexandre pour la lampe !

Extraits du livre

« Certaines personnes aiment les surprises, moi, je rêve de ne plus en avoir. »

« Je n’ai pas pris l’ascenseur, j’ai sauté les marches en courant pour que mon coeur ait une bonne raison de battre fort. »

« Moi aussi, je t’aime, ma petite mémé. Je t’aime tellement que c’est une torture chaque fois que je viens te rendre visite. Je t’aime tant que ça me rend malade d’assister à ton effacement progressif, de savoir que bientôt tu auras totalement disparu. Je t’aime au point de chialer la nuit à m’en faire brûler les yeux , de crier en silence en pensant à toi, à toutes ces années où tu étais debout, où tu étais forte, plus forte que le deuil, plus forte que le cancer, où tu étais jeune, toutes ces années où tu t’es occupée de moi, où tu étais mon refuge, mon pilier, mon tout. »

« Si j’avais réfléchi, j’aurai changé d’avis. Je ne suis pas une aventurière. Je n’aime pas les surprises, j’ai besoin de tout anticiper, de tout organiser. L’inconnu m’angoisse, le manque de contrôle me tétanise. Je me suis enfermée dans une bulle rassurante, les mêmes lieux, les mêmes personnes, les mêmes trajets. (…) En restant dans ma bulle, je limitais les risques. (…) Jusqu’à cette décision. Je n’ai pas réfléchi. Je n’ai pas pensé à moi. »

« On venait de se faire mettre K-O par la beauté du monde. »

« La plupart des filles de mon âge enchaînent les amourettes sans réellement s’attacher. Pas d’engagement, encore moins de sentiments. Moi, je ne cherche pas l’amour, je cherche l’homme de ma vie. Je veux qu’il occupe toutes mes pensées, je veux me sentir incomplète quand il est loin, qu’il me comprenne sans avoir besoin de parler, je veux tout connaître de lui et trouver ça rassurant, je veux avoir le ventre qui pétille quand je le regarde, je veux que sa voix me fasse frissonner, n’être heureuse que quand il est là. »

« On a tressé nos douleurs pour n’en faire qu’une, énorme, dévastatrice, insurmontable. »

« Chacun de mes actes est dicté par l’envie de voir leur bouille éclairée d’un sourire. Ce n’est pas un sacrifice, en réalité c’est presque de l’égoïsme : les rendre heureuse me rend heureuse. »

« On m’avait prévenue que le temps filait. Je n’imaginais pas à quel point. J’ai l’impression que nous sommes tous à bord d’un bus qui avance inexorablement vers une direction commune. On s’y croise, on s’y perd, on s’y accompagne parfois. Certains en descendent avant le terminus. On ne peut pas le freiner, on ne peut pas l’arrêter quelques instants, on peut juste faire en sorte de s’y sentir le mieux possible. »

« A chaque décision que j’ai prise, à chaque réaction que j’ai eue, je me suis demandé si c’était la bonne. Chaque action, même la plus insignifiante en apparence, a des répercussions. Les parents sont des funambules. On marche sur un fil tendu entre le trop et le pas assez, un colis fragile entre les mains.

Il faut être attentif, mais ne pas laisser croire à notre enfant qu’il est le centre du monde ; il faut lui faire plaisir dans qu’il devienne blasé ; il faut équilibrer son alimentation sans le priver ; il faut lui donner confiance, mais qu’il reste humble ; il faut lui apprendre à être gentil, mais à ne pas se laisser faire ; il faut lui expliquer les choses, mais pas se justifier ; il faut qu’il se dépense et qu’il se repose ; il faut qu’il apprenne à aimer les animaux, mais à s’en méfier ; il faut jouer avec lui et le laisser s’ennuyer ; il faut lui apprendre l’autonomie tout en étant présent ; il faut être tolérant, mais pas laxiste ; il faut être ferme, mais pas rude ; il faut lui demander son avis, mais pas le laisser décider de tout ; il faut lui dire la vérité sans atteindre son innocence ; il faut l’aimer sans l’étouffer ; il faut le protéger, mais pas l’enfermer ; il faut lui tenir la main tout en le laissant s’éloigner. »

« Je suis devenue mère avant même de te rencontrer. Je te sentais grandir en moi, je te parlais, je caressais mon ventre sans arrêt, je mangeais des fruits, des légumes, j’évitais certains mouvements, je bougeais, je prenais soin de mon corps comme je ne l’avais jamais fait. Pour la première fois, je l’aimais. »

« Si seulement je pouvais les sentir encore une fois, minuscules, blotties contre moi. Si seulement mes mots pouvaient encore les rassurer, mes baisers les guérir, mes bras les consoler. Si seulement elles pouvaient encore n’avoir comme tracas que le bien-être de leurs nounours ou le nombre de dodos avant Noël. »

« Me nourrir des autres, m’enrichir, grandir. »

« C’est douloureux, ce passage entre l’enfance et l’adolescence, quand les illusions volent en éclats et que les rêves se fracassent contre la réalité. Je regrette cette candeur confortable, ce monde épargné où les bobos s’envolent en un dodo. Je regrette cette vie où je ne savais pas, cette bulle de douceur dont papa et maman étaient les remparts. J’avance vers la majorité en semant de petits cailloux d’innocence. Je ne veux pas tous les perdre. Je ne veux plus grandir. »

« Depuis des années, je te vois te battre contre la vie. Tu te défends comme une lionne, mais elle ne t’épargne pas. Tous les coups sont permis. J’assiste à ce match, je suis là pour te réinsuffler des forces, pour te remotiver, mais je me sens bien impuissante. La perte de ton emploi est une chance. L’occasion d’entamer un nouveau round. (…) La vie est devenue ton adversaire, fais-en ton alliée. (…)

« Tu ne peux pas recommencer, mais tu peux choisir un autre chemin. »

« (…) tout ce qui me reste, ce sont mes souvenirs. Il m’arrive parfois de repenser à mes voyages, à mes lectures, aux films que j’ai appréciés, mais ceux qui ne quittent jamais mon esprit sont (…) Tout finit par passer, (…) Les colères, les déceptions, les tracas, la joie, la fatigue. Tout ce qui reste jusqu’au dernier moment, qu’elles soient encore de ce monde ou non, ce sont les personnes que l’on aime. (…) J’espère que ce voyage vous permettra de vous aimer encore plus fort. Je sais à quel point le lien entre une mère et une fille est immortel. »

« On m’avait dit que la Scandinavie était dépaysante, je n’imaginais pas à quel point. L’architecture, la végétation, les reliefs, l’alphabet, le climat, les routes, la nourriture, la culture, tout est différent, le plus étonnant étant ce soleil qui luit vingt-quatre heure en été et qui s’efface complètement l’hiver pour laisser place à la pénombre. Ici, c’est rude, c’est entier, c’est sans demi-mesures. »

« Je suis loin d’être celle que j’aimerais être. J’envie les personnes qui ne se soucient pas de l’image qu’elles renvoient, de ce que pensent les autres. Les personnes qui ont tellement confiance en elles que rien ne peut les déstabiliser. Moi, je me remets tellement en question que je suis capable de me sentir coupable même si je suis victime. »

« Ce qui se dit est vrai : en Scandinavie, le chemin est aussi beau que la destination. »

« Il a quelque chose dans le regard, une douce mélancolie, qui donne envie de l’aimer. »

« Nos enfants ne nous appartiennent pas, nous sommes comme des tuteurs de plantes qui les aident à grandir. Un enfant qui prend son envol est une récompense. »

« Il m’a fallu du temps pour accepter que mon enfant ne serait pas comme les autres. On a peur de la différence, alors on la rejette. »

« Le lien entre une mère et son enfant, entre celle qui l’aimera le plus et celui qui sera son plus grand amour. »

« J’espère que je parviendrai à avancer sans tomber dans le vide qu’elle va laisser. »

« Nous possédons quelque chose qui ne disparaîtra jamais. Nous sommes une famille. »

« Comme une évidence, le premier merci te revient, ma chère maman. (…) Merci de m’avoir tant donné. Merci d’avoir gardé le cap malgré les virages, les accidents et les pannes. Merci de m’avoir appris à regarder par la fenêtre et à y voir le beau. »

« Même mon rêve de petite fille n’était pas si beau. »

Et vous, avez-vous déjà lu des livres de Virginie Grimaldi ? Lesquels ?

Mes autres lectures sont ici !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.