Couverture du livre No Steak de Aymeric Caron
Lecture

Livre « No steak »

Son visage vous dit peut-être quelque chose ? Aymeric Caron est un journaliste de télévision et de radio, écrivain mais aussi homme politique français, il est originaire du Pas-de-Calais (Boulogne-sur-Mer). Engagé pour l’écologie et pour la cause animale, il publie en 2013 son livre « No Steak ». Il y explore notamment les différentes raisons pour lesquelles nous devons arrêter de manger de la viande. Celles-ci constituent les huit principaux chapitres de son ouvrage. Des faits, des arguments, des chiffres, des sources à l’appui, des réflexions, des évidences : nous sommes désormais bien trop nombreux sur Terre pour être carnivores ! Aymeric Caron parle de notre rapport avec les différents animaux, de l’évolution de notre alimentation au fil des millénaires, de la production industrielle, d’écologie, de finances, de santé et bien sûr de végétarisme. L’auteur s’est beaucoup documenté, le contenu est très riche et très instructif, j’y ai appris pas mal de choses. C’est un livre facile à lire et que je recommande, que l’on mange de la viande ou pas !

Extraits du livre

« Prochainement, si surprenant que cela puisse paraître aujourd’hui, les humains s’interdiront de tuer des animaux pour les manger. (…) Car ce choix végétarien, qui sera celui des dix ou quinze milliards d’homme et de femmes qui composeront alors l’humanité, ne sera pas vraiment un choix. Il sera dicté par la nécessité. Nous allons cesser de manger des animaux d’abord pour des raisons pratiques, parce que nous n’aurons pas les moyens de répondre à la demande croissante de viande, liée notamment à l’explosion démographique ; ensuite parce qu’il nous faudra renoncer à un système d’élevage hyperproductiviste qui empoisonne autant qu’il nourrit. Les crises sanitaires à répétition vont avoir un jour des répercussions que l’on s’évertue encore à nier aujourd’hui. Dans les siècles à venir, la consommation individuelle de viande va donc fortement diminuer.  »

« Mais ce qui m’a vraiment décidée à devenir végétarienne, ce sont des vidéos sur Internet qui montrent les traitements réservés aux animaux destinés à la consommation. Des vidéos vraiment choquantes. »

« La sensibilité à la cause animale est l’une des raisons le plus souvent avancées pour expliquer le refus de manger de la viande. » 

« Il y a seulement cinq ans, je n’entendais pas tant d’aveux de méfiance à l’égard de l’alimentation carnée. Le végétarisme était encore en France une forme de maladie un peu honteuse. Il est en train de devenir à la mode. »

« Le végétarisme ne doit pas être vécu comme une contrainte,  mais comme une évidence. L’envie d’aliments carnés disparaît alors complètement  et n’ai plus jamais vécue comme un manque. Ou alors très rarement. »

« Tous les experts de bonne foi s’accordent donc aujourd’hui sur un point : nous devons réduire notre consommation globale de viande. (…) Car plus nous sommes nombreux sur terre, moins la viande constitue un régime alimentaire adapté. Épuisement des sols, utilisation abusive des ressources en eau, pollution des nappes phréatiques, réchauffement climatique, manque de surface agricole : (…) la consommation de viande a déjà de lourdes répercussions sur l’état de la planète. Mais, surtout, les chiffres révèlent une vérité implacable : il est impossible d’appliquer l’actuel régime carnivore français ou américain à10 ou 15 milliards d’humains. »

« Le spécialiste environnemental Lester R. Brown affirme quand à lui qu’après la cinquième extinction qu’à connue la Terre il y a 65 millions d’années (et qui a notamment entraîné la disparition des dinosaures) nous assistons actuellement aux débuts de la sixième. Mais à la différence des précédentes, qui s’expliqueraient par des phénomènes naturels, celle-ci trouve sa cause dans l’action humaine : « Pour la première fois, (…) une espèce a évolué jusqu’au point où elle est en capacité d’éradiquer l’essentiel des autres formes de vie. (…) Le nombre d’espèces avec lesquelles nous partageons la planète décroît au rythme de l’augmentation de la population humaine. »

« L’aptitude au bonheur implique une capacité à l’oubli ainsi qu’un penchant pour l’indifférence. Savoir fermer les yeux. (…) On passe donc son temps à mettre un voile sur certains épisodes douloureux de son passé, mais aussi sur une partie du monde qui nous entoure. Il y a des choses que l’on préfère ignorer, car si nous y réfléchissions réellement, elles nous empêcheraient d’être tout à fait bien dans nos baskets. A-t-on vraiment envie de connaître dans le détail les traitements réservés aux animaux qui finissent sous les hachoirs ? Veut-on vraiment tout savoir des conditions dans lesquelles ils sont élevés et tués ? Non. La plupart de ceux qui mangent de la viande ne veulent pas méditer sur les implications réelles de ce choix. »

« Les éleveurs d’antan, qui connaissaient chacune de leurs bêtes et dont la production était destinée au marché local, se font rares. Ceux-là, le végétarien que je suis les apprécie. Même si je n’approuve pas la finalité de leur activité, je leur reconnais la volonté de perpétuer une tradition où l’animal bénéficie d’une forme de respect, voire de reconnaissance. Ces éleveurs qui aiment leur métier et leur bétail, qui dénoncent la déshumanisation et la « désanimalisation » de leur activité, passent aujourd’hui pour des résistants idéalistes. Le marché de la viande est désormais au cœur d’une agriculture qui vise à produire toujours plus, à moindre coût, quelles qu’en soient les conséquences pour les animaux, notre santé et l’environnement. »

« Aussi, lorsque certains affirment qu’un repas végétarien « n’a pas de goût », c’est souvent qu’ils n’ont jamais essayé cette cuisine, ou alors qu’ils sont tombés sur un mauvais cuistot. (…) La cuisine végétale propose autant de saveurs que la cuisine carnée, pour peu qu’on prenne le temps de les découvrir et de se laisser surprendre. »

« Le repas est une cérémonie sociale fondatrice. Que ce soit dans un contexte de travail ou d’intimité, le déjeuner et le dîner sont les lieux d’une conversation favorisée par le plaisir gustatif. Repas de mariage. Repas de Noël. Repas de famille. Déjeuner de travail. Dîner entre amis. Dîner romantique. C’est un moment où l’on peut prendre le temps de se confier et d’écouter. « Prendre un repas en commun est d’abord un désir d’être ensemble qui est, ensuite seulement, marqué par des plats dont la qualité tente d’être à la hauteur de l’événement », affirme Gilles Fumey. »

« Il semble assez évident que si une tradition est conne, il faut la changer. Tout simplement. »

« Il y a des jours où je suis particulièrement heureux d’être végétarien. »

« Le directeur de la LFDA reconnaît à l’homme une autre faiblesse par rapport au reste des animaux : « Peut être que notre péché originel est de ne pas vivre dans l’instant, contrairement aux autres espèces. L’homme est sans cesse en train d’imaginer et d’espérer autre chose, de vivre dans l’imaginaire futur, mais jamais dans le présent. C’est sa force et sa faiblesse, parce que cette aptitude occasionne beaucoup d’angoisse, et elle fait qu’on oublie de vivre. »

« Les guerres sont les vrais laboratoires de nos âmes. Elles révèlent les hommes dans ce qu’ils ont de meilleur ou de pire. »

« L’homme est violent. Bien plus que la grande majorité des autres animaux qui l’entourent. (…) Des massacres, des viols et des génocides, perpétrés par des « monsieur Tout-le-Monde », du jour au lendemain. »

Pour découvrir mes autres lectures, c’est ici !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *