Consommation

Cuisine : toutes ces choses que je n’achète plus

Il y a quelques années déjà, j’ai rédigé l’article « Comment réduire son budget courses ? » pour vous donner des astuces pour réduire vos dépenses. J’y ai abordé différentes thématiques comme la programmation des repas, les habitudes d’achats, le fait-maison, les conserves, l’utilisation des restes… Aujourd’hui, j’aborde plus particulièrement les dépenses liées aux achats pour la cuisine.

Je vous liste dans ce nouvel article tous les accessoires que je n’achète pas (ou plus) et ceux qui me permettent de moins dépenser. Si vos fins de mois sont difficiles, si vous souhaitez épargner ou tout simplement consommer différemment, ces conseils sont pour vous. En remplaçant les produits jetables par du réutilisable, on peut économiser des centaines d’euros chaque année tout en réduisant ses déchets. Même si l’investissement de départ semble un peu plus élevé, il est bien souvent amorti en quelques mois.

Au-delà des économies immédiates, c’est aussi une manière de reprendre le contrôle sur sa consommation et d’y donner plus de sens. Car réduire les achats ne veut pas dire se priver, bien au contraire. C’est apprendre à consommer différemment, à privilégier la qualité, la durabilité, le bon sens et éviter les achats inutiles.

Dans la cuisine, je n’achète…
  • Pas de rouleaux d’essuie-tout : il existe de nombreuses alternatives à l’essuie-tout jetable et nous utilisons par exemple une lavette, un chiffon, une serviette à main, une serviette de table, un torchon ou tout simplement de l’essuie-tout lavable. Bref, du réutilisable ! Dans le commerce, un rouleau coûte entre 0,53€ et 1,63€* pièce (prix relevés sur les sites drive de deux grandes surfaces en octobre 2025). En France, la consommation d’essuie-tout représenterait environ 104 euros par habitant et par an ! C’est un achat que je n’ai personnellement jamais fait, car je le trouve inutile. Et je peux le dire fièrement aujourd’hui avec un enfant : chez nous, nous n’en ressentons pas le besoin. Une fois le réflexe pris, les alternatives réutilisables remplissent très bien leur rôle. Au fil du temps, les habitudes deviennent naturelles. Une autre façon de faire est possible, y compris avec des enfants !
  • Pas de serviettes en papier : là encore, je préfère utiliser mon rouleau d’essuie-tout lavable (bien plus beau qu’une simple feuille d’essuie-tout) ou les serviettes en tissu qui appartenaient à ma grand-mère et qui ont donc une valeur sentimentale. Déjà enfant, chez mes parents, nous avions chacun la nôtre et avec un rond de serviette personnalisé avec notre prénom. Une fois l’investissement fait, vous êtes tranquille à vie ! Cela peut être une idée cadeau ou à demander à quelqu’un qui sait coudre car c’est très facile à réaliser soi-même. Les prix des paquets ne sont pas très chers mais le jetable reste du gaspillage à mes yeux.
  • Pas de film alimentaire : je remplace le film alimentaire jetable par un bee-wrap (un tissu enduit de cire d’abeille) ou une charlotte alimentaire, deux alternatives à la fois écologiques et durables. Le film alimentaire est un achat récurrent chez les Français et rapidement consommé : un rouleau coûte en moyenne entre 0,57€ et 2,98€* et il n’est pas rare d’en utiliser plusieurs par an, surtout si l’on cuisine beaucoup. En moyenne, une famille dépense entre 15€ et 25€ par an rien que pour ce produit jetable… qui finit systématiquement à la poubelle.
  • Pas de papier aluminium : je n’en ai même jamais acheté ! Là encore, c’est un produit jetable, coûteux sur le long terme et très polluant à fabriquer. En plus, certaines recommandations conseillent de limiter le contact prolongé entre l’aluminium et les aliments, notamment lors de la cuisson. Un rouleau coûte en moyenne entre 1,49€ et 4,48€*, selon la marque et la longueur, et il s’épuise vite si on l’utilise pour recouvrir des plats, emballer des restes ou faire cuire des aliments. À raison de quelques rouleaux par an, cela représente une vingtaine d’euros dépensés inutilement. Je préfère donc largement les solutions réutilisables, plus économiques, plus saines et bien meilleures pour la planète.
  • Pas de feuilles de papier cuisson : là encore, nous avons choisi de nous passer du jetable. Un rouleau coûte en moyenne entre 1 et 3€ et la feuille de papier finit à la poubelle après utilisation. Cuisinant souvent, je pense que je devrais acheter plusieurs rouleaux par an mais à la place, j’utilise une feuille de cuisson réutilisable ou – plus rarement – une plaque bien huilée. Un tapis de cuisson de qualité coûte environ 10 à 15€, mais il peut durer de nombreuses années. Une alternative zéro déchet, qui ne nécessite pas d’achat récurrent.
  • Pas d’éponges jetables (ni lingettes nettoyantes) : nous avons depuis longtemps remplacé les éponges classiques par des éponges lavables, des lavettes ou encore une brosse à vaisselle. Une éponge jetable coûte en moyenne entre 0,16€ et 3,20€ l’unité*, et s’use très vite. La plupart des foyers en achètent facilement une dizaine par an, soit une vingtaine d’euros qui finissent une fois de plus… à la poubelle. À l’inverse, une éponge lavable se garde pendant des années et il est également possible de créer votre propre éponge zéro déchet, le Tawashi (à partir de vieux vêtements ou de chaussettes usées). Résultat : des économies durables et beaucoup moins de déchets.
  • Pas de sacs poubelles : leur coût peut sembler insignifiant, mais c’est tout de même de l’argent dépensé pour jeter des déchets… quel dommage ! Chez nous, nous préférons réutiliser les emballages ou sacs reçus avec certains produits, qui auraient de toute façon été jetés, pour y mettre nos ordures. Les déchets recyclables n’ont pas besoin de sac, et les déchets organiques partent directement au compost. Grâce à nos habitudes — et à une consommation plus réfléchie —, nous avons réduit le volume de nos poubelles, tout en évitant un achat inutile de plus.
  • Plus de boîtes en plastique : mis à part quelques modèles de qualité de type Tupperware, je trouve que la durée de vie des boîtes en plastique est souvent décevante. Elles se déforment, se tachent ou se fissurent avec le temps, et certaines peuvent même libérer des substances indésirables au contact de la chaleur ou des aliments. J’ai donc choisi de passer aux boîtes en verre : elles sont plus lourdes, certes, mais bien plus résistantes et polyvalentes. On peut les utiliser au four, au micro-ondes ou au congélateur sans risque. C’est un investissement un peu plus élevé au départ — comptez environ 5 à 15€ la boîte de bonne qualité — mais elles durent des années, voire toute une vie. Résultat : moins de plastique, moins de déchets et de vraies économies sur le long terme.
  • Pas de liquide vaisselle industriel : le liquide vaisselle acheté en magasin coûte souvent entre 0,42€ et 3,30€* et contient de nombreux produits chimiques. On en utilise souvent plus que nécessaire, et le flacon se vide rapidement. C’est coûteux et peu écologique… Pour ma part, je prépare mon propre liquide vaisselle que je verse dans un flacon à bouton-poussoir, ou j’utilise du savon de Marseille ou du savon vaisselle. C’est plus naturel, économique et durable, cela réduit mes déchets plastiques tout en gardant ma vaisselle propre.
  • Pas de filtres à café jetables : les filtres en papier sont à usage unique et finissent à la poubelle après avoir filtré seulement quelques grammes de café… Un paquet coûte bien souvent entre 1 et 3€ et pour les amateurs de café, cela représente vite plusieurs dizaines d’euros par an. Un achat inutile car il est possible d’utiliser un filtre permanent (2,50€* environ) ou un filtre lavable en tissu, qui se réutilisent pendant des années. Aussi, certaines cafetières comme la cafetière à piston ou le percolateur ne nécessitent aucun filtre. Et le café n’en sera pas moins bon !
  • Pas de pailles jetables : aujourd’hui, il existe tellement d’alternatives durables qu’il n’y a plus de raison d’en acheter des jetables. Les pailles en inox, en bambou ou en verre sont toutes réutilisables et faciles à nettoyer. Les pailles en plastique étant désormais interdites, elles ont été remplacées par des modèles en papier… mais ceux-ci restent jetables, fragiles et peu pratiques. Le prix des pailles réutilisables a ainsi beaucoup baissé. On trouve aujourd’hui des lots complets (avec brosse de nettoyage) pour quelques euros seulement. Alors moins de gaspillage et encore quelques économies à la clé.

Chaque petit geste compte : remplacer un produit jetable par une alternative réutilisable, c’est à la fois moins de déchets, moins de dépenses et plus de satisfaction au quotidien. Et quand on additionne ces petits gestes dans toute la maison, le budget annuel peut fondre de plusieurs centaines d’euros : lancez-vous ! 😉

Et n’oubliez pas, on peut vivre mieux avec moins : pour soi, pour son budget et pour la planète. 🌎💚

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